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	<title>UNFP</title>
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	<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 11:02:35 +0000</pubDate>
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		<title>« Ne touchez ni aux arbitres, ni à l’arbitrage ! »</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 11:02:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[« Ni le footballeur que j&#8217;ai été, ni le vice-président de l&#8217;UNFP ou l’adjoint chargé des sports de la ville de Metz que je suis devenu ne peuvent rester insensibles face à la campagne de dénigrement systématique et aux attaques répétées contre le corps arbitral dont la presse fait ses choux gras depuis l’ouverture de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Ni le footballeur que j&#8217;ai été, ni le vice-président de l&#8217;UNFP ou l’adjoint chargé des sports de la ville de Metz que je suis devenu ne peuvent rester insensibles face à la campagne de dénigrement systématique et aux attaques répétées contre le corps arbitral dont la presse fait ses choux gras depuis l’ouverture de la saison.<br />
«  Pour avoir disputé plus de 600 matches de football professionnel - et, bien que défenseur, n’avoir jamais été expulsé -, pour avoir, à la fin de ma carrière, déjà pris fait et cause pour les directeurs de jeu, je suis aujourd’hui véritablement scandalisé. Et je n’arrive pas à comprendre que l’on puisse ainsi remettre en cause, car c’est bien de cela qu’il s’agit, le rôle de l’arbitre, son autorité, voire son honnêteté.<br />
« Je ne m’aventurerais pas sur le terrain de la compétence car c’est un débat qui n’a pas lieu d’être en France. Il n’est d’ailleurs même plus question de savoir si l’arbitre est « bon » ou s’il ne l’est pas, puisque c’est sa fonction même qui est attaquée. Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que l’arbitre fait partie intégrante du jeu de football. Il en est, au même titre que les joueurs, l’un des acteurs dans toute l’acception du terme, c’est-à-dire qu’il est un des éléments indispensables à la tenue d’un match.<br />
« Il n’y aurait pas de football sans les joueurs, il n’y en aurait pas non plus sans les arbitres. A entendre les déclarations qui fusent après chaque match ou presque, on est en droit de se demander si certains ne l’auraient pas simplement oublié?<br />
« Serait-il possible d’établir un parallèle entre la crise actuellement traversée par l’arbitrage et l’abandon de certaines valeurs républicaines qui, ici ou là parfois, poussent à refuser toutes formes d’autorité dans nos sociétés modernes ? La société civile réclame plus de sévérité pour les fauteurs de trouble et il faudrait peut-être que le football s’inspire de ce consensus pour, lui aussi, punir lourdement ceux qui foulent au pied l’ordre établi et nient à l’arbitre le droit d’exercer son autorité, le droit de décider, le droit – donc – de se tromper.<br />
« Sportif de haut niveau, l’arbitre est aujourd’hui confronté à une situation que le footballeur professionnel connaît bien : lorsque reprend la saison et qu’il est parfois critiqué, il se retrouve vite dos au mur, perd son assurance et sa confiance en lui. J’ai le sentiment que ceux qui crient au feu actuellement attisent les flammes puisque leurs propos, tant de fois relayés, résonnent comme autant de mises à mort médiatiques. Outre le fait qu’un tel comportement soit proprement insupportable, il n’est pas propice à un retour à la normale puisqu’il rajoute à la pression qui, logiquement déjà, pèse sur les épaules des hommes qui ne sont plus en noir.<br />
« C’est scandaleux, irresponsable. Ça l’est pour le sportif, ça l’est pour le syndicaliste et ça l’est aussi pour l’adjoint chargé des sports de la ville de Metz. Je ne suis pas le premier à le dire, mais le sportif professionnel a devoir d’exemplarité. Or la situation actuelle, ramenée au niveau amateur, a des répercutions dramatiques, notamment au niveau des jeunes qui s’approprient les conduites du monde professionnel dans ce qu’elles ont de meilleures et de pires aussi. Je ne sais pas si les entraîneurs et si les dirigeants qui rejettent la responsabilité des défaites de leurs équipes sur les arbitres ont conscience de ce phénomène. La ville de Metz compte une dizaine de clubs de football amateur et je sais, pour m’en tenir régulièrement informé, que l’exemple, le mauvais exemple, est souvent suivi…<br />
« Il est d’ailleurs patent de constater que seul le football génère de tels débordements quand les autres sports respectent l’arbitre pour ce qu’il est. On me parle parfois d’éducation, mais je ne veux pas croire que le foot, mon sport, « éduque » moins bien ses cadres techniques et ses dirigeants que les autres. Simplement, l’habitude aidant, on cache derrière les dérapages verbaux contre les arbitres – et heureusement que verbaux dans la majorité des cas ! – la supériorité de l’adversaire, l’erreur tactique ou technique, le coup de moins bien. On ne perd plus de sa faute, on ne perd plus parce que l’autre est meilleur, on perd à cause de l’arbitre.</p>
<p><strong>« Au football, la défaite fait pourtant partie du jeu. »</strong></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #777777;">Sylvain Kastendeuch - Vice-président de l’UNFP<br />
Maire adjoint de Metz, chargé des sports<br />
Ancien footballeur professionnel<br />
Octobre 2006</span></p>
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		<title>OPA sur le football professionnel français !</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jul 2009 10:57:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Frédéric Thiriez est un homme bougrement pressé. Cinq jours à peine après avoir été porté, pour la troisième fois, à la présidence de la LFP, le voilà qui revient sur la parole donnée et les engagements pris, notamment auprès de l’UNFP, concernant sa volonté de ne pas s’attaquer à la composition du Conseil d’Administration de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Frédéric Thiriez est un homme bougrement pressé. Cinq jours à peine après avoir été porté, pour la troisième fois, à la présidence de la LFP, le voilà qui revient sur la parole donnée et les engagements pris, notamment auprès de l’UNFP, concernant sa volonté de ne pas s’attaquer à la composition du Conseil d’Administration de la Ligue.<br />
Ce mercredi, il a ainsi pris sa plus belle plume pour écrire à Bernard Laporte, le ministre des Sports, afin de solliciter son avis sur les changements qu’il compte introduire au sein du CA.</strong><br />
La gouvernance de la Ligue refait ainsi surface, quelques mois après avoir secoué le football professionnel français. Il s’agit, ici, de la même volonté de réduire l’influence des différentes familles au-delà du raisonnable.<br />
Que veut Frédéric Thiriez, président issu des membres… indépendants de la LFP comme le veulent les statuts ?</p>
<p>-	Si le Conseil d’administration comptera toujours vingt-cinq membres, il souhaite que deux présidents de club (un pour la Ligue 1, un autre pour la Ligue 2) prennent la place de deux des cinq membres indépendants. Du coup, les présidents de clubs compteraient 14 voix, soit une majorité plus qu’absolue… mais avec les absences des uns et autres, mieux vaut être prudent…<br />
-	Pour enfoncer le clou, les familles n’auraient plus la possibilité de coopter les membres indépendants comme cela est le cas aujourd’hui. Les présidents s’en chargeront eux-mêmes. Il ne faudrait pas qu’un quidam qui ne serait pas inféodé puisse s’asseoir un jour dans le fauteuil présidentiel…</p>
<p>Et pour prouver que son bras n’est pas armé par l’UCPF – mais qui aurait pu penser une chose pareille ? -, Frédéric Thiriez propose que le directeur général du syndicat des clubs, aujourd’hui Philippe Diallo, devienne membre de droit du CA. Logique.<br />
Tout le monde a compris que le but est d’exclure les familles du processus de décision. Car c’est bien de cela dont il s’agit : sous le faux prétexte d’améliorer la gouvernance de la LFP, les dirigeants veulent agir à leur guise, sans le moindre contre-pouvoir et sans avoir de comptes à rendre à personne.<br />
Devant cette attaque frontale, l’UNFP ne pouvait pas ne pas réagir. Elle a immédiatement pris contact avec les différentes familles et c’est à la demande de Philippe Piat et de Sylvain Kastendeuch, les coprésidents du syndicat des joueurs qui siègent au CA de la Ligue, que Bernard Laporte recevra, dans un premier temps, l’UNFP et l’Unecatef, mardi prochain, 23 septembre. 2008, et les membres des autres familles ultérieurement.<br />
« Nous ne savons pas ce que décideront les autres familles, soulignent Philippe Piat et Sylvain Kastendeuch, mais il est d’ores et déjà acquis que la grève des joueurs, dont la menace avait plané en début d’année, redevient d’actualité. De la même façon, si Frédéric Thiriez et les présidents parvenaient à leurs fins, nous ne continuerions pas à siéger au sein d’un Conseil d’administration qui foulerait au pied les principes mêmes de la démocratie. L’OPA lancée sur le football professionnel français va à l’inverse de l’histoire. Nous nous souvenons que Frédéric Thiriez, représentant EPFL, et Jean-Michel Aulas, représentant l’ECA et membre influent de l’UCPF, se félicitaient, en juillet dernier à Paris, de participer à la signature du dialogue social européen. A l’heure où la parité s’installe partout, en Europe et dans le monde, comme garante de la pérennité du football professionnel, il est regrettable que la France veuille faire machine arrière. »</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #777777;">Jean-Jacques Amorfini - Vice-président de l’UNFP<br />
Septembre 2008</span></p>
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		<title>A qui profite le crime ?</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jul 2009 10:55:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[On ne change pas un Conseil d’administration qui gagne… L’adage pourrait donc s’appliquer à la Ligue nationale qui, au tournant des années 90 et sur les recommandations du rapport Sastre, a bâti son gouvernement en y incluant petit à petit les différentes familles.
Car qui, à part certains présidents – pas tous ! - , pourrait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On ne change pas un Conseil d’administration qui gagne… L’adage pourrait donc s’appliquer à la Ligue nationale qui, au tournant des années 90 et sur les recommandations du rapport Sastre, a bâti son gouvernement en y incluant petit à petit les différentes familles.<br />
Car qui, à part certains présidents – pas tous ! - , pourrait prétendre que le football professionnel français, qui se soucie en priorité de l’intérêt général, est aujourd’hui mal gouverné ?<br />
Qui pourrait affirmer, à part certains présidents – les mêmes ! -, que le dialogue social qui prévaut chez nous, et qui a aujourd’hui gagné l’Europe et demain peut-être le monde en s’inspirant du modèle français, est porteur de tous les maux de notre football professionnel ?<br />
</strong><br/>Dans cette lettre, que nous avons voulu entièrement consacrée à la gouvernance de la Ligue et au combat que l’UNFP mène avec les autres familles pour que perdurent, au-delà de la plus élémentaire des démocraties, la solidarité, l’équité, le sens des responsabilités, le respect de chacun et le dialogue, nous allons essayé de comprendre pourquoi et comment les présidents – pas tous ! – veulent changer les règles de jeu démocratique, fouler au pied les commissions (juridique, discipline, sociale, appel), avant de s’attaquer – c’est possible - aux statuts des uns et des autres ou à la DNCG…<br />
Car pourquoi les présidents voudraient-ils le pouvoir, si ce n’était pour remettre en cause un système qui, sans être parfait évidemment, fonctionne plutôt très bien ? Un système à l’intérieur duquel chacun, y compris les présidents, est écouté et entendu. Un système à l’intérieur duquel le jeu démocratique fonctionne et permet à chacun, y compris les présidents, de défendre ses idées, de faire adopter ses propositions. Les exemples ne manquent pas.<br />
Le Conseil d’administration de la LFP, tel qu’il est aujourd’hui composé, est garant de la pérennité du football professionnel. Il est impartial et indépendant, quand on voudrait qu’il devienne juge et partie.<br />
Les présidents, une fois encore, se trompent de combat. Frédéric Thiriez, aussi. Il se dit aujourd’hui prisonnier d’une promesse électorale faite aux présidents. Il nous a fait, dans le bureau du président de la FFF et en présence de Jean-Pierre Escalettes, la promesse de ne pas toucher à la composition du Conseil d’Administration de la Ligue, alors qu’il venait réclamer notre soutien pour sa réélection.<br />
Le président de la LFP n’a pas pu oublier cette promesse. Nous ne l’avons pas oubliée. Si le vent ne l’emporte pas, la grève le fera.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #777777;">Philippe Piat - Coprésident de l’UNFP<br />
Octobre 2008</span></p>
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		<title>L’UNFP se porte (très) bien… Merci !</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jul 2009 10:33:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[L’exercice du rapport moral, chaque année renouvelé, requiert d’ordinaire un peu de temps, un peu d’organisation et une mémoire que l’on voudrait moins hésitante lorsqu’il s’agit d’explorer la saison écoulée à la recherche de ce qui fut notre quotidien, notre travail en commun, nos combats, nos succès, nos espoirs et nos coups de gueule. Nos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’exercice du rapport moral, chaque année renouvelé, requiert d’ordinaire un peu de temps, un peu d’organisation et une mémoire que l’on voudrait moins hésitante lorsqu’il s’agit d’explorer la saison écoulée à la recherche de ce qui fut notre quotidien, notre travail en commun, nos combats, nos succès, nos espoirs et nos coups de gueule. Nos coups de gueule, oui, au propre comme au figuré, car un syndicat se doit d’avoir de la voix pour porter celles de ses adhérents…</strong></p>
<p><strong>Il est de bon ton, dans un rapport moral, d’avoir un discours linéaire pour que l’auditeur.</strong><br />
Entre la fin de la digestion et le début de la sieste, puisse reprendre le fil à sa guise sans confondre le nombre record d’adhérents de la saison écoulée (1942) avec l’année de naissance d’un président… Ce qui n’aurait strictement aucun sens, convenons-en !</p>
<p>Mais il faut parfois savoir prendre quelques libertés et faire sauter les barrières quand l’actualité l’exige. Il aurait ainsi été incongru de ne pas parler, dans ce rapport moral censé relater nos faits et gestes de la saison 2007-2008, de la crise du mois d’octobre dernier, sur fond de gouvernance de la LFP. D’autant plus incongru, faut-il le rappeler, que ce front unitaire avait trouvé sa source dès le début de l’année 2008, quand l’UNFP, et quelques autres, avertis des dangers que la réforme en gestation risquait de faire courir sur le football professionnel français, s’étaient déjà élevés avec véhémence.</p>
<p>La question avait été au cœur de la première réunion régionale jamais organisée à l’adresse de nos délégués de clubs, le 2 avril dernier à Rennes. Disons, avec la force de l’habitude tant nous connaissons nos chers présidents, que nous avions prévu le… mauvais coup! En alertant les joueurs présents, relais privilégiés de notre syndicat à l’intérieur du vestiaire, nous avions préparé le terrain et sommes aujourd’hui persuadés que, par-delà le nombre de nos adhérents qui pousse au respect, c’est cette proximité-là qui fait notre force.</p>
<p>Elle est illustrée, au quotidien, par le travail de nos délégués régionaux et, chaque année, par la tournée des clubs, véritable institution, mais elle se double, indirectement, de la présence sur le terrain de nos « services » et de la bonne utilisation des possibilités offertes par le multimédia (mail, SMS…).</p>
<p><strong>Cette réunion en terre rennaise avait également permis d’alerter les joueurs&#8230;</strong><br />
sur les problèmes de la formation, nés de la volonté des dirigeants de vouloir passer outre le dialogue social et d’imposer un barème qui ne reposait sur aucune réalité objective. A l’arrivée, après de longs mois d’une guerre larvée, c’est la proposition de l’UNFP qui, dans son intégralité, a été retenue par ceux-là même qui, quelques semaines plus tôt, nous accusaient de vouloir tuer la formation à la française. C’est bien mal nous connaître. Nous savons, et nous l’avons maintes fois prouvé, faire la part des choses et nous n’avons jamais laissé les intérêts particuliers s’imposaient à l’intérêt général.</p>
<p>C’est aussi pourquoi nous avons été, dans nos déclarations mais également au sein de la Task Force où siège Sylvain Kastendeuch, au cœur des débats concernant l’arbitrage, bouc émissaire des uns et des autres, rarement des joueurs, dès lors qu’il s’agit d’expliquer une défaite. Cela ne nous empêche d’être conscients des réalités et des difficultés inhérentes à la fonction, mais au lieu de critiquer, de croire en une vidéo salvatrice, nous cherchons, ici encore, à discuter, à proposer, à innover et l’arrivée prochaine sur le marché de l’arbitrage d’anciens joueurs professionnels reconvertis en est la meilleure des preuves.</p>
<p>Mais les arbitres n’ont pas été les seuls, ces derniers mois, à souffrir de la haine ordinaire. Les menaces, verbales, physiques ont été le lot des joueurs du PSG, notamment, confrontés à l’une des pires saisons de leur histoire. Agressé parfois jusque chez lui par de pseudos supporteurs, le footballeur professionnel est, bien malgré lui, au cœur d’une relation amour-haine qui peut engendrer les dérives les plus intolérables.</p>
<p><strong>Que dire du racisme qui n’a sa place ni dans un stade ni ailleurs ?</strong><br />
Combien de fois encore devrons-nous lui opposer nos valeurs et répéter que rien ne saura jamais excuser ceux qui en font commerce, profitant de la médiatisation de notre sport ? Profitons-en, nous aussi, pour le dénoncer avec force, comme lorsque nous avons été aux côtés d’Abdeslem Ouaddou, le Valenciennois devenu nancéien, victime à Metz d’un racisme malheureusement ordinaire. L’UNFP et les footballeurs professionnels évoluant en France ont mené une action, manifestant leur refus de voir la gangrène gagner du terrain. Ce n’était pas seulement des joueurs, mais des hommes qui se sont levés ce jour-là, qui ont parlé d’une même voix.</p>
<p>Mais au-delà, et alors que certains donneurs de leçons pointent le football du doigt, comment ne pas rappeler que l’UNFP, depuis de longues années mais sans jamais avoir ressenti le besoin de le crier sur les toits, mène à son niveau diverses opérations pour lutter contre ce fléau. Le soutien renouvelé à l’expérience théâtrale « Graines de supporters », pilotée par la compagnie Le Trimaran, n’est pas la moindre de nos actions en la matière.</p>
<p>Nous ne communiquons pas plus, et pour cause, sur tout le volet social de notre engagement auprès des joueurs que nos aides soient directes (pour les cas les plus pressants) ou indirectes, l’aide à l’embauche des joueurs au chômage ayant encore permis à… d’entre eux de retrouver un contrat, la saison dernière.</p>
<p>A notre niveau, avec le stage qui fêtera en juin prochain son vingtième anniversaire – j’ai coutume de dire qui fêtera MALHEUREUSEMENT son vingtième anniversaire - , nous essayons de trouver des solutions et nous y sommes parvenus puisque 65 % des joueurs qui ont participé à notre stage, l’été dernier, ont retrouvé un club. Mais le football a changé, la concurrence est toujours plus vive, impitoyable, et l’ouverture des frontières ne facilite pas la tâche de nos joueurs, fussent les plus jeunes. D’où la création, en juillet dernier, d’un stage spécialement ouvert pour les stagiaires en fin de contrat. Signer un premier engagement professionnel est, chaque année, devenu plus difficile et nous nous devions d’aider les plus jeunes à une période critique de leur carrière naissante. L’expérience sera certainement à renouveler.</p>
<p>Un grand nombre de ces joueurs s’en vont, chaque année, grossir les rangs des équipes du National, de CFA, de CFA2, voire de Division d’honneur. C’est pourquoi la refonte du statut fédéral était devenue une obligation et l’une de nos priorités. L’UNFP a été partie prenante dans les travaux menés.</p>
<p>En instaurant un véritable dialogue social entre les différentes parties concernées – comme pour le football professionnel -, les partenaires ont abouti à un accord conventionnel, applicable dès le 1er juillet dernier.</p>
<p>Ce nouveau contrat comporte, pour les joueurs du National, de réelles avancées vers une Troisième Division professionnelle, avec des garanties limites plus élevées que celles prévues par la Charte pour les clubs du National bénéficiant du statut pro (notamment pour les salaires et les garanties en cas de blessure&#8230;).</p>
<p>Pour les autres divisions, il est indéniable qu’en facilitant l&#8217;aménagement de la carrière du joueur, avec un temps partiel dans le cadre d&#8217;une reconversion et avec la possibilité de bénéficier d&#8217;une formation ou d&#8217;un second emploi avec des minima plus qu&#8217;acceptables, le nouveau contrat fédéral va encourager les joueurs à se lancer plus facilement dans l’aventure&#8230;</p>
<p>A l’opposé, nous sommes également bien placés pour savoir que tout a une fin, la carrière comme le reste. C’est pourquoi notre accompagnement se perpétue, une fois les crampons rangés dans l’armoire aux souvenirs. La convention signée par ESR avec l’ANPE, qui favorise l’accompagnement des joueurs de football dans leur parcours d’insertion et/ou de reconversion, atteste du sérieux de notre travail au sein de cette association paritaire qui repose, pour tout ou partie, sur notre syndicat. Qu’une telle institution nous fasse confiance, qu’elle considère ESR comme une espèce de service des ressources humaines du football professionnel français ne peut que nous encourager.</p>
<p>Cette réussite rejaillit sur l’ensemble de nos services qui, dans un contexte concurrentiel de plus en plus agressif, continuent de répondre à nos attentes et, surtout, à celles de l’ensemble des footballeurs professionnels. Qu’ils en soient ici tous félicités !</p>
<p>Cette rapide évocation des actions que nous menons est la meilleure des réponses à ceux qui se demandent encore ce que l’UNFP peut bien faire de la manne financière que lui accorde le contrat commercial qu’elle a signé avec la LFP. Un contrat qui redonne aux footballeurs une infime partie (1,09%) des droits que les télévisions payent pour offrir le fruit de leur travail aux abonnés.</p>
<p>Rappelons également, pour finir, que nous continuons d’abonder, chaque année, au pécule à hauteur d’un million d’euros, ce qui profite à l’ensemble des footballeurs professionnels évoluant en France…</p>
<p><strong>Conclure est d’ordinaire plus facile. Un peu d’autosatisfaction, quelques encouragements et le tour est joué.</strong><br />
Comme en beaucoup de choses, Hervé était doué pour trouver les bons mots, pour jongler avec eux. Vieux compagnon de route, syndicaliste convaincu, Hervé Gorce avait rejoint ESR, il y a quelques années à peine. C’est un ami fidèle qui nous a quittés en août dernier. Trop vite. Trop tôt.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #777777;">René Charrier - Vice-président de l’UNFP<br />
Directeur général - Décembre 2008</span></p>
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		<title>Notre mission : Agir au présent pour mieux décider de son avenir…</title>
		<link>http://blog.unfp.org/notre-mission-agir-au-present-pour-mieux-decider-de-son-avenir%e2%80%a6.html</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2009 10:15:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour beaucoup d&#8217;entre vous, 1961 n&#8217;est qu&#8217;une année. Déjà frappée du sceau de l&#8217;histoire. C&#8217;était il y a près de cinquante ans, il y a si longtemps. C&#8217;était même dans un autre siècle…
La France se reconstruisait, les campagnes se vidaient, les villes grandissaient, l&#8217;industrie galopait et l&#8217;inflation avec elle. Chez les vignerons bordelais naissait l&#8217;une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour beaucoup d&#8217;entre vous, 1961 n&#8217;est qu&#8217;une année. Déjà frappée du sceau de l&#8217;histoire. C&#8217;était il y a près de cinquante ans, il y a si longtemps. C&#8217;était même dans un autre siècle…<br />
La France se reconstruisait, les campagnes se vidaient, les villes grandissaient, l&#8217;industrie galopait et l&#8217;inflation avec elle. Chez les vignerons bordelais naissait l&#8217;une des grandes années du siècle, on parlait depuis peu de la Ve République et déjà d&#8217;anciens francs, car les nouveaux venaient tout juste d&#8217;arriver.</strong></p>
<p><strong>Sous contrat jusqu&#8217;à 35 ans…</strong><br />
Malgré les exploits de Reims dans la toute nouvelle Coupe d&#8217;Europe, née six ans plus tôt, malgré une troisième place au Mondial suédois de 1958, malgré Kopa et Fontaine, premières stars modernes, la France du football ronronnait&#8230; Et rien ne semblait devoir venir changer l&#8217;ordre des choses. Jusqu&#8217;au jour où…<br />
Jusqu&#8217;au jour où Eugène N&#8217;Jo-Lea, footballeur stéphanois et jeune étudiant en droit, contacte Just Fontaine. Il veut créer un syndicat pour que soient abolies les règles qui régissent le football professionnel français… Notamment celle qui stipule qu&#8217;un joueur appartient à son club jusqu&#8217;à l&#8217;âge de 35 ans. Eugène et Just n&#8217;ont alors aucun mal à convaincre Jacques Bertrand, un juriste proche du sport et des sportifs.<br />
L&#8217;UNFP est ainsi créée le 16 novembre 1961…</p>
<p><strong>Une victoire et tellement d&#8217;autres à suivre…</strong><br />
A travers le temps et depuis plus de quarante ans, l&#8217;UNFP a été bâtie sur fond de grandes batailles (le pécule, la première victoire, le contrat à temps, la charte du football, l&#8217;arrêt Bosman, etc.) et de victoires quotidiennes. Quotidiennes, oui, et pas forcément médiatiques quand il s&#8217;agit de faire entendre la voix de tous les footballeurs professionnels français. Car si le football moderne possède ses icônes et ses privilégiés, c&#8217;est aussi un métier touché de plein fouet par les dérives qui régissent (relation employeur-employé) ou frappent (chômage) le monde professionnel. Il est donc primordial que la parole de chaque joueur soit portée au sein même du Conseil d&#8217;administration de la LFP, du Conseil fédéral de la FFF, ainsi que dans les diverses commissions, partout où l&#8217;on parle de notre métier au présent et où, parfois, on en écrit l&#8217;avenir.</p>
<p><strong>Rester vigilants !</strong><br />
C&#8217;est pourquoi nous avons haussé le ton en octobre 2008, alors que les dirigeants entendaient s&#8217;octroyer la majorité absolue au sein du CA de la LFP. Nous n&#8217;avons pas cédé et tous les footballeurs français, ce pour qui nous nous battions, avec nous. Il est primordial de défendre les intérêts de ces mêmes joueurs, de préserver leurs avantages acquis ou gagner encore du terrain pour améliorer sans cesse leurs conditions de travail.<br />
Si, grâce à l&#8217;action des pionniers de notre syndicat, les footballeurs français sont aujourd&#8217;hui les mieux lotis en Europe et dans le monde, si nous sommes les premiers à nous battre pour préserver le système en place tout en cherchant, sans cesse, à l&#8217;améliorer au bénéfice de nos adhérents, il ne faut pas croire qu&#8217;il n&#8217;y a plus de vrais combats à mener, de belles victoires à remporter… A l&#8217;heure où s&#8217;évanouissent les frontières, la vigilance reste notre plus sûre alliée pour préserver le rêve et les idéaux de nos anciens, quitte à reprendre, si nécessaire, le flambeau de la révolte. Nous saurons, il ne faut pas en douter - et personne n&#8217;en doute d&#8217;ailleurs ! -, en ranimer la flamme chaque fois que notre métier de footballeur sera en danger.</p>
<p><strong>Un pied dans la Fifa…</strong><br />
Il y a longtemps déjà qu&#8217;à l&#8217;UNFP, nous avions compris l&#8217;impétueuse nécessité d&#8217;internationaliser notre démarche, de rassembler autour d&#8217;idées fortes et directrices, de défendre, à Paris comme à Santiago ou à Yaoundé, les valeurs universelles de notre sport et les intérêts légitimes de tous les footballeurs professionnels de la planète. C&#8217;est pourquoi nous sommes également présents au sein de la FIFpro, le syndicat international des footballeurs, que nous, Français, avons porté, en 1965, sur les fonts baptismaux.<br />
L&#8217;UNFP a ainsi toujours été en première ligne quand il s&#8217;est agi de réformer les transferts, par exemple, ou pour faire comprendre aux dirigeants du monde entier – via les accords Fifa/FIFPro signés en novembre 2006 - que plus rien, aujourd&#8217;hui, ne pourrait se décider sans les joueurs. Les premiers et principaux acteurs du football.</p>
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